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	<title>Pinard | Soiffard</title>
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	<description>Le Site des Assoiffés &#38; des Goinfres Raffinés !</description>
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	<title>Pinard | Soiffard</title>
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		<title>Étagères et meubles à vin en bois pour cavistes : bien choisir son mobilier professionnel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 10:29:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pinard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À retenir : Pour un caviste, l&#8217;étagère à vin en bois massif est bien plus qu&#8217;un meuble de rangement : c&#8217;est un outil commercial à part entière. Un bon mobilier influence directement la circulation en boutique, la lisibilité de l&#8217;offre et l&#8217;expérience client. Le bois massif s&#8217;impose pour sa robustesse face à l&#8217;usage intensif quotidien, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>À retenir</strong> : Pour un caviste, l&rsquo;étagère à vin en bois massif est bien plus qu&rsquo;un meuble de rangement : c&rsquo;est un outil commercial à part entière. Un bon mobilier influence directement la circulation en boutique, la lisibilité de l&rsquo;offre et l&rsquo;expérience client. Le bois massif s&rsquo;impose pour sa robustesse face à l&rsquo;usage intensif quotidien, son esthétique chaleureuse et sa durabilité dans le temps. L&rsquo;agencement doit être pensé selon la surface disponible : les règles ne sont pas les mêmes pour une petite cave de 20 m² et une boutique de 80 m².</td></tr></tbody></table></figure>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Une bouteille bien présentée se vend mieux qu&rsquo;une bouteille bien stockée. Derrière cette évidence se cache une réalité que tout caviste finit par apprendre : le mobilier n&rsquo;est pas un poste annexe de l&rsquo;aménagement, c&rsquo;est un investissement commercial. Les <strong>étagères à vin en bois</strong> occupent une place centrale dans cette équation pour leur solidité face aux contraintes du quotidien professionnel, mais aussi pour l&rsquo;image qu&rsquo;elles véhiculent auprès des clients.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le mobilier à vin en bois, un levier commercial avant tout</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait croire que l&rsquo;essentiel est de caser le maximum de bouteilles au mètre carré. C&rsquo;est une erreur fréquente. Un <strong>rayonnage à vin en bois</strong> bien pensé fait bien autre chose : il oriente le parcours du client dès l&rsquo;entrée, met en avant les crus à rotation rapide, et crée une atmosphère propice à la découverte et donc à l&rsquo;achat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le bois joue ici un rôle particulier. Contrairement au métal ou au plastique, il renvoie immédiatement à l&rsquo;univers du vin : la cave, le fût, le terroir. C&rsquo;est une cohérence visuelle qui construit de la confiance. Les clients ne le formulent pas toujours, mais ils le ressentent. Une boutique dont le <strong>mobilier caviste</strong> est en bois massif donne une impression de sérieux et d&rsquo;authenticité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un agencement réfléchi, avec des meubles à vin en bois de qualité, agit directement sur le panier moyen et la fidélisation. C&rsquo;est un investissement, pas une dépense.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les types d&rsquo;étagères et meubles à vin en bois pour professionnels</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le marché propose plusieurs formats, chacun avec un rôle précis dans l&rsquo;espace de vente :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le rayonnage mural (linéaire) </strong>: c&rsquo;est la colonne vertébrale de la boutique. Fixé en périphérie, il maximise la capacité de stockage et permet d&rsquo;organiser l&rsquo;offre par région, cépage ou gamme de prix. Avec des casiers divisibles, la présentation évolue facilement au fil des arrivages.</li>



<li><strong>L&rsquo;îlot central (présentoir) </strong>: positionné en cœur de boutique, il capte le regard et concentre les coups de cœur du caviste, les nouveautés et les offres du moment. C&rsquo;est le meuble des achats d&rsquo;impulsion.</li>



<li><strong>L&rsquo;étagère inclinée </strong>: la bouteille est présentée étiquette visible, inclinée vers le client. Idéale pour les vins premium ou les références à promouvoir. Elle crée un effet vitrine sans vitre.</li>



<li><strong>Les casiers individuels </strong>: chaque bouteille a son emplacement dédié. Parfait pour les vins de garde ou les séries limitées, où l&rsquo;organisation rigoureuse est essentielle.</li>



<li><strong>La zone de dégustation </strong>: table en bois, ratelier à verres, rangements intégrés. Ce coin transforme une visite en expérience, fidélise et ouvre la conversation sur les références en stock.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Où acheter ses étagères à vin en bois en ligne ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs fournisseurs se positionnent sur ce segment, avec des approches très différentes. Voici les acteurs à connaître avant de passer commande.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tradis </strong>est l&rsquo;une des rares entreprises française à concevoir intégralement son mobilier caviste en <strong>bois massif de pin</strong>. Actif depuis 2011, Tradis accompagne les professionnels de l&rsquo;ouverture à l&rsquo;agencement complet avec des gammes d&rsquo;<a href="https://www.tradis-design.com/fr/etagere-a-vin"><u>étagère à vin</u></a> allant de quelques dizaines à 200 bouteilles par meuble, des présentoirs, des comptoirs et des casiers. La livraison couvre la France, la Belgique et le Luxembourg (commande minimum 500 € HT). Fabricant direct, Tradis maîtrise chaque étape de la production.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Artisans du Bois </strong>se positionnent sur le sur-mesure. Leur bureau d&rsquo;études produit des plans et vues 3D avant fabrication, idéal pour les projets complexes ou les espaces atypiques. Leur agencement type débute autour de 8 500 € les 30 m².</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>EquipPro Agencement </strong>propose une gamme de meubles en bois vieilli avec plusieurs finitions, incluant des linéaires muraux, des podiums et des présentoirs à vin inclinés. Un bon choix pour les cavistes qui cherchent un mobilier avec du caractère et des tonalités rustiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Europea Wine Racks </strong>combine bois et aluminium anodisé pour des installations haut de gamme orientées design contemporain. Adapté aux projets ambitieux où l&rsquo;esthétique prime autant que la fonctionnalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Agencement de votre boutique : les règles d&rsquo;or selon votre surface</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;erreur la plus courante est d&rsquo;appliquer les mêmes solutions quel que soit le format de la boutique. La réalité, c&rsquo;est que les priorités changent radicalement selon la surface disponible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour une petite cave (&lt;30 m²) :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Maximiser le <strong>mobilier mural</strong> pour libérer la circulation au centre.</li>



<li>Un seul îlot central, compact, pour les références à mettre en avant sans encombrer.</li>



<li>La priorité absolue : que le client puisse circuler et lire les étiquettes sans se contorsionner.</li>



<li>Éviter les meubles trop hauts qui créent une sensation d&rsquo;enfermement.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour une boutique plus grande (&gt;50 m²) :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Combiner <strong>linéaires muraux</strong> et présentoirs centraux pour créer des zones distinctes.</li>



<li>Prévoir un <strong>coin dégustation</strong> : il transforme la boutique en destination, pas juste en point de vente.</li>



<li>Créer un zonage clair : bouteilles d&rsquo;entrée de gamme accessibles dès l&rsquo;entrée, vins de garde en fond de boutique avec une mise en scène adaptée.</li>



<li>Les étagères inclinées en tête de gondole ou près du comptoir génèrent les meilleurs taux de conversion.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;erreur classique à éviter dans tous les cas : les <strong>étiquettes non lisibles</strong>. Un casier où la bouteille est stockée à plat, étiquette vers le bas, oblige le client à manipuler pour lire. C&rsquo;est un frein à l&rsquo;achat immédiat. Préférez les étagères qui présentent les bouteilles légèrement inclinées ou avec l&rsquo;étiquette orientée vers l&rsquo;extérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi le bois massif s&rsquo;impose en boutique professionnelle ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En usage professionnel, le <strong>bois massif</strong> présente des avantages que les matériaux composites ou agglomérés ne peuvent pas tenir dans la durée. Les étagères encaissent des charges importantes plusieurs dizaines de kilos par niveau et font l&rsquo;objet d&rsquo;une manipulation quotidienne intensive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi un argument commercial vis-à-vis de vos clients. Un mobilier en <strong>pin massif certifié PEFC</strong> permet d&rsquo;afficher une démarche éco-responsable cohérente avec les valeurs que véhicule le vin naturel, biologique ou en biodynamie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan de l&rsquo;entretien : un chiffon doux légèrement humide pour le nettoyage quotidien, une <strong>huile naturelle incolore</strong> une fois par an pour nourrir le bois. Aucun produit abrasif, aucun solvant. En environnement professionnel, la facilité d&rsquo;entretien est un critère souvent sous-estimé au moment du choix et fortement regretté ensuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien entretenu, un meuble à vin en bois massif tient vingt à trente ans en boutique. Ramené à son coût initial, c&rsquo;est l&rsquo;un des investissements les plus rentables d&rsquo;un agencement de cave à vin professionnelle.</p>
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		<title>Comment fabrique-t-on un tonneau en bois pour le vin ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 04:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pinard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fabriquer un tonneau en bois pour le vin ne s&#8217;improvise pas. Cela demande de la précision, de la patience et du détail dans le choix de l&#8217;essence de l&#8217;arbre, du terroir, la manière dont le bois est séché, stocké, travaillé, le type de chauffe… Depuis les Gaulois, les techniques et étapes de fabrication n&#8217;ont pas [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph"><strong>Fabriquer un tonneau en bois pour le vin</strong> ne s&rsquo;improvise pas. Cela demande de la précision, de la patience et du détail dans le choix de l&rsquo;essence de l&rsquo;arbre, du terroir, la manière dont le bois est séché, stocké, travaillé, le type de chauffe… Depuis les Gaulois, les techniques et étapes de fabrication n&rsquo;ont pas tant changé. Voici un petit aperçu d&rsquo;un savoir artisanal vieux de 2000 ans&nbsp;:</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choix du bois pour le futur tonneau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour faire un tonneau qui servira à produire du vin, <strong>on ne sélectionne pratiquement plus que du chêne comme essence de bois</strong> (sauf pour certaines commandes spécifiques où l&rsquo;on peut choisir de l’acacia). En France, il y a 2 espèces de chênes utiles aux tonneliers&nbsp;: le chêne sessile et pédonculé. En fonction de l&rsquo;espèce et du terroir, cela va jouer radicalement sur la qualité du bois, les tanins, les arômes et la micro-oxygénation que va transmettre le tonneau au vin. En général, on dit que le chêne sessile produit des tannins plus élégants. Et en fonction du terroir (sol argilo-calcaire ou sol minéral), le bois sera plus adapté à accueillir du vin rouge ou blanc. Pour faire simple, un bois qui a poussé sur un sol minéral, peut favoriser la minéralité dans le vin, ce qui est intéressant pour le vin blanc. C&rsquo;est bien sûr plus compliqué que cela, mais t&rsquo;as compris le principe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur un chêne, à peu près 20% du bois sert vraiment à fabriquer un&nbsp;tonneau (40 à 50 % pour les bois de très bonne qualité). C&rsquo;est le milieu de l’arbre que l&rsquo;on garde, la partie la plus qualitative. Le reste du bois, on en fait du parquet, des meubles, ou du bois pour se chauffer l&rsquo;hiver.<br>L&rsquo;âge moyen d&rsquo;un chêne que l&rsquo;on va sélectionner se situe entre 150 et 180 ans. On ne choisit pas forcément le plus gros, mais plutôt le plus rectiligne, celui qui a poussé droit. Et aussi celui qui n&rsquo;a pas de trace de nouvelles ou anciennes branches car sinon cela fait des nœuds à l&rsquo;intérieur du bois.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Merrains &amp; Douelles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le bois sélectionné arrive en tronc de 8 à 12 mètres. On marque la longueur du bois qui servira à faire un tonneau. Celui-ci est envoyé chez le merrandier qui va fendre le bois pour en faire des merrains (une planche de bois brut). C&rsquo;est mieux de fendre le bois que de le couper car les lignes et les fils du bois sont respectés (meilleure étanchéité et possibilité de tordre le bois sans qu&rsquo;il ne se casse). L&rsquo;autre partie du bois est envoyée à la découpe en scierie pour le parquet, les meubles, etc. Concernant les merrains, ils sont ensuite transformés en douelles chez le tonnelier (mise à la même taille, enlever les petits défauts, rabotage, donner une forme arrondie, travailler l&rsquo;angle des extrémités, etc.). Une douelle c&rsquo;est la planche en bois finale, peaufinée, prête à être assemblée pour en faire un tonneau.</p>






<h2 class="wp-block-heading">Fabrication de tonneau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le tonnelier utilise environ 30 douelles pour fabriquer une barrique. Elles sont assemblées sur une extrémité avec l’aide d’un cercle (elles ont été façonnées pour pouvoir être emboîtées parfaitement). On va chauffer l&rsquo;intérieur pour rendre le bois malléable, pouvoir tordre les douelles et dresser la barrique. En gros, on ressert les douelles petit à petit à l&rsquo;aide de cercle métallique jusqu&rsquo;à obtenir la forme définitive du tonneau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut maintenant toaster (souvent en recyclant les chutes) et cuire le bois en profondeur pour stabiliser la forme du chêne et lui donner toutes ses qualités aromatiques. C’est grâce à cette étape, que les notes de vanille, de café, de grillé pourront s’exprimer dans le vin. Une fois la barrique revenue à température tiède, on va la peaufiner, la rendre parfaitement hermétique, ce sont les derniers détails. On va aussi maintenant insérer les fonds (que l&rsquo;on a découpés au diamètre du tonneau), et l&rsquo;on utilise une pâte (souvent de l&rsquo;eau mélangée à de la farine de sarrasin) pour les jointures. Il ne reste plus qu&rsquo;à mettre les cercles définitifs du tonneau. Un jeu d&rsquo;enfant&nbsp;!</p>
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		<title>Combien de temps se conserve le Champagne ?</title>
		<link>https://www.soiffard.fr/combien-de-temps-se-conserve-le-champagne/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 05:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pinard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On associe souvent le Champagne aux grandes occasions… mais combien de temps peut-on réellement le conserver ? Entre un Brut sans année, un millésimé ou une cuvée de prestige, le potentiel de garde varie fortement. Conditions de stockage, format de la bouteille, présence de sulfites : plusieurs facteurs influencent son évolution. Voici ce qu’il faut [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">On associe souvent le Champagne aux grandes occasions… mais combien de temps peut-on réellement le conserver ? Entre un Brut sans année, un millésimé ou une cuvée de prestige, le potentiel de garde varie fortement. Conditions de stockage, format de la bouteille, présence de sulfites : plusieurs facteurs influencent son évolution. Voici ce qu’il faut savoir pour <strong>conserver votre Champagne dans les meilleures conditions</strong>.</p>



<div class="wp-block-columns has-background-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-3744d22d wp-block-columns-is-layout-flex" style="border-width:2px;padding-top:var(--wp--preset--spacing--10);padding-right:var(--wp--preset--spacing--10);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--10);padding-left:var(--wp--preset--spacing--10)">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>A retenir : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Brut sans année</strong> : à boire dans les <strong>2 à 3 ans</strong>.</li>



<li><strong>Millésimé</strong> : garde moyenne de <strong>5 à 10 ans</strong>.</li>



<li><strong>Cuvées de prestige</strong> : <strong>15 à 20 ans</strong>, parfois plus.</li>



<li><strong>Sans sulfite ajouté</strong> : souvent <strong>1 à 3 ans</strong>.</li>



<li><strong>Température idéale</strong> : <strong>10–12°C</strong>, et stable.</li>



<li><strong>Obscurité </strong>indispensables.</li>



<li><strong>Le magnum</strong> offre un vieillissement plus lent et harmonieux.</li>
</ul>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Champagne : combien d’années peut-on réellement le garder ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux idées reçues, le Champagne n’est pas un vin “éternel”.<br>Il peut vieillir… mais pas tous, et pas dans les mêmes proportions. Avant ouverture, une bouteille de Champagne évolue lentement grâce à deux phénomènes : la micro-oxygénation naturelle à travers le bouchon et l’évolution des arômes développés pendant le vieillissement sur lies. Avec le temps, les notes fraîches d’agrumes et de fruits blancs laissent place à des arômes plus complexes : brioche, noisette, miel, fruits secs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la vraie question est la suivante : <em><strong>Combien de temps peut-on le garder sans perdre sa qualité ?</strong></em> La réponse dépend principalement de trois éléments :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le type de Champagne (non millésimé ou millésimé)</li>



<li>Sa structure (acidité, concentration, dosage)</li>



<li>Les conditions de conservation</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En moyenne :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un <strong>Champagne non millésimé</strong> se conserve <strong>2 à 3 ans</strong> après achat.</li>



<li>Un <strong>Champagne millésimé</strong> peut évoluer <strong>5 à 10 ans</strong>, parfois davantage.</li>



<li>Une <strong>grande cuvée</strong> peut dépasser <strong>15 à 20 ans</strong> dans de bonnes conditions.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, il est important de comprendre qu’un Champagne n’est pas forcément “meilleur” en vieillissant. La majorité des cuvées sans année sont conçues pour être bues relativement jeunes, lorsqu’elles expriment toute leur fraîcheur et leur tension.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Champagne non millésimé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Champagne non millésimé — aussi appelé <strong>Brut sans année</strong> — représente la grande majorité des bouteilles vendues. Son objectif n’est pas le vieillissement prolongé, mais la régularité de style. Les maisons assemblent plusieurs années pour obtenir un goût constant, prêt à être dégusté dès sa mise sur le marché.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Combien de temps le garder ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En moyenne : <strong><em>2 à 3 ans après l’achat</em></strong><em> dans de bonnes conditions.</em> Au-delà, il ne devient pas forcément mauvais, mais il perd progressivement ce qui fait sa force :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>sa fraîcheur</li>



<li>sa vivacité</li>



<li>la précision de ses bulles</li>



<li>ses arômes d’agrumes et de fruits blancs</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Un Brut sans année n’est pas conçu pour développer de longues notes tertiaires (miel, fruits secs, sous-bois). Il peut évoluer, mais ce n’est pas sa vocation première.<strong></strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi vieillit-il moins bien ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu’il est généralement :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>moins concentré qu’un millésimé</li>



<li>élaboré pour être accessible rapidement</li>



<li>pensé pour l’apéritif ou la consommation immédiate</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines cuvées de grandes maisons peuvent bien sûr dépasser cette moyenne, mais dans 80 % des cas, attendre trop longtemps signifie surtout perdre de la fraîcheur.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Champagne millésimé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un <strong>Champagne millésimé</strong> est élaboré à partir d’une seule année de récolte. Contrairement au Brut sans année, il ne cherche pas la régularité, mais l’expression d’un millésime précis. Il n’est produit que lors des années jugées qualitatives. Résultat :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une meilleure concentration</li>



<li>une acidité plus structurante</li>



<li>un élevage plus long sur lies</li>



<li>un potentiel d’évolution supérieur</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Combien de temps le conserver ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En moyenne, un <strong>Champagne millésimé peut évoluer 5 à 10 ans</strong>, parfois davantage selon :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la qualité du millésime</li>



<li>le style de la maison</li>



<li>les conditions de stockage</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le temps, il gagne en complexité : les notes d’agrumes et de fruits frais évoluent vers des arômes de brioche, d’amande, de miel ou de fruits secs. La texture devient plus ample, plus patinée. Un millésimé n’est pas forcément meilleur vieux… mais il en a la capacité.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading">Cuvées de prestige</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>cuvées de prestige</strong> représentent le sommet du savoir-faire d’une maison. Elles bénéficient :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>d’une sélection parcellaire rigoureuse</li>



<li>des meilleurs jus</li>



<li>d’un élevage prolongé en cave</li>



<li>d’une maturation souvent bien plus longue avant commercialisation</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Potentiel de conservation</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces <strong>Champagnes peuvent facilement dépasser 15 à 20 ans</strong>, parfois bien plus pour certaines grandes années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi vieillissent-ils mieux ?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Structure plus dense</li>



<li>Acidité parfaitement intégrée</li>



<li>Matière plus concentrée</li>



<li>Équilibre pensé pour le temps</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Avec les années, ils développent une complexité remarquable :<br>notes de truffe blanche, de pain grillé, de noisette, de fruits secs, parfois même une touche saline très profonde. À condition, bien sûr, d’avoir des conditions de conservation adaptées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Champagnes sans sulfite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les <a href="https://www.soiffard.fr/champagne-sans-sulfite/"><strong>Champagnes sans sulfite</strong></a> ajouté sont plus sensibles à l’oxydation et aux variations de température. Le SO₂ étant un conservateur naturel, son absence réduit mécaniquement le potentiel de garde.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Durée moyenne de conservation</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Non millésimé sans sulfite ajouté</strong> : environ <strong>1 à 3 ans</strong> après dégorgement</li>



<li><strong>Millésimé sans sulfite ajouté</strong> : généralement <strong>3 à 8 ans</strong>, selon la structure et l’acidité</li>



<li><strong>Cuvées structurées / élevées </strong><strong>sous bois</strong> : peuvent parfois aller au-delà, mais cela reste plus rare</li>
</ul>



<div class="wp-block-columns has-background-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-3744d22d wp-block-columns-is-layout-flex" style="border-width:2px;padding-top:var(--wp--preset--spacing--10);padding-right:var(--wp--preset--spacing--10);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--10);padding-left:var(--wp--preset--spacing--10)">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>A retenir : </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Sensibles à la lumière et à la chaleur</li>



<li>Supportent mal les variations thermiques</li>



<li>Demandent une conservation stricte entre <strong>10 et 12°C</strong>, à l’abri de la lumière</li>



<li>En pratique, les Champagnes sans sulfite sont souvent pensés pour une expression <strong>plus immédiate</strong>, plutôt que pour un vieillissement prolongé.</li>
</ul>
</div>
</div>






<h2 class="wp-block-heading">Les facteurs qui influencent la durée de conservation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>capacité d’un Champagne à vieillir </strong>ne dépend pas uniquement de son statut (non millésimé, millésimé ou prestige). Plusieurs éléments techniques jouent un rôle déterminant dans son évolution.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’acidité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un Champagne doté d’une acidité élevée vieillira généralement mieux.<br>L’acidité agit comme un conservateur naturel : elle structure le champagne, soutient sa fraîcheur et ralentit son évolution. Les millésimes frais et tendus ont souvent un meilleur potentiel de garde que les années plus solaires.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le dosage : un équilibre subtil</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le sucre ajouté lors du dosage peut influencer la perception du vieillissement :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un <strong>Brut Nature</strong> ou Extra Brut évoluera sur la tension et la pureté.</li>



<li>Un Champagne légèrement plus dosé pourra gagner en rondeur avec le temps.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le dosage seul ne détermine pas la longévité : c’est l’équilibre global qui compte.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le cépage : Blanc de Blancs ou Blanc de Noirs</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les <strong>Blancs de Blancs</strong> (100 % Chardonnay) vieillissent souvent sur la finesse et la minéralité.</li>



<li>Les <strong>Blancs de Noirs</strong> (Pinot Noir ou Meunier) développent davantage de puissance et de structure.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux styles peuvent bien vieillir, mais leur évolution aromatique sera différente.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’élevage : bois ou cuve inox</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un passage sous bois peut renforcer la structure et favoriser une évolution plus complexe. Un élevage en cuve inox privilégiera la pureté et la tension. Là encore, tout est question d’équilibre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le dégorgement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La date de dégorgement marque le moment où la bouteille est débarrassée de ses lies. À partir de là, le champagne commence une nouvelle phase d’évolution. Deux bouteilles identiques mais dégorgées à des dates différentes auront une évolution différente.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conditions idéales pour bien conserver une bouteille</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Même le meilleur Champagne perdra son potentiel si les conditions de stockage ne sont pas adaptées. La conservation joue un rôle aussi important que la qualité initiale de la cuvée. Voici les règles essentielles.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une température stable entre 10 et 12°C</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>La stabilité est plus importante que le chiffre exact.</li>



<li>Trop chaud : le champagne évolue trop vite</li>



<li>Trop froid : l’évolution est bloquée</li>



<li>Variations répétées : vieillissement prématuré</li>



<li>Une cave naturelle ou une cave à vin réglée autour de <strong>11°C</strong> est idéale.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">À l’abri de la lumière</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La lumière, surtout les UV, peut altérer les arômes et provoquer ce qu’on appelle le “goût de lumière”. Même si la bouteille est en verre épais, une exposition prolongée est néfaste. Le Champagne doit être conservé <strong>dans l’obscurité</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Position couchée ou debout ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux vins tranquilles, la position de stockage du Champagne n’a pas d’influence significative sur sa qualité. En effet, la pression interne élevée (environ 6 bars) maintient naturellement le bouchon en contact avec le vin, ce qui limite les risques de dessèchement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les recommandations du <a href="https://www.champagne.fr/fr/approfondir/ressources/la-conservation-des-vins-de-champagne">Comité Champagne (CIVC)</a> : Les bouteilles peuvent être conservées couchées ou debout. <strong>La position n’impacte pas la conservation</strong>. L’essentiel reste la stabilité des conditions (température, obscurité, absence de vibrations). Autrement dit, la position est secondaire. Ce sont surtout la température stable, l’absence de lumière et un environnement calme qui déterminent la bonne conservation du Champagne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une hygrométrie suffisante</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Une humidité autour de <strong>70 %</strong> évite que le bouchon ne sèche. Dans un environnement trop sec, le liège peut se rétracter et laisser passer de l’air.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Éviter les vibrations</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les vibrations constantes (réfrigérateur, pièce très fréquentée, transport répété) peuvent perturber le vieillissement naturel du vin. Un Champagne de garde doit rester <strong>immobile</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle du format : pourquoi le magnum vieillit mieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le format de la bouteille influence directement la façon dont un Champagne évolue dans le temps. À volume identique de vin, la proportion d’oxygène présente dans la bouteille n’est pas la même selon le contenant. Et c’est là que tout se joue.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le magnum : le format idéal pour la garde</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un magnum (1,5 L) contient deux fois plus de vin qu’une bouteille classique, mais le volume d’air sous le bouchon n’est pas doublé. Résultat :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>moins d’oxygène proportionnellement</li>



<li>évolution plus lente</li>



<li>meilleure stabilité</li>



<li>vieillissement plus harmonieux</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pour cette raison que les grandes maisons privilégient souvent le magnum pour les dégustations de vieux millésimes. À qualité égale, un Champagne en magnum vieillira généralement <strong>mieux et plus longtemps</strong> qu’en bouteille de 75 cl.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Demi-bouteille : évolution plus rapide</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À l’inverse, la demi-bouteille (37,5 cl) contient proportionnellement plus d’oxygène par rapport au volume de vin. Conséquences :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>évolution plus rapide</li>



<li>perte de fraîcheur plus précoce</li>



<li>potentiel de garde réduit</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Et les très grands formats ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Jéroboam, Mathusalem et autres grands formats bénéficient d’un vieillissement encore plus lent et stable. Cependant, ils demandent des conditions de stockage adaptées et sont souvent destinés à des occasions spécifiques.</p>



<div class="wp-block-columns has-background-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-3744d22d wp-block-columns-is-layout-flex" style="border-width:2px;padding-top:var(--wp--preset--spacing--10);padding-right:var(--wp--preset--spacing--10);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--10);padding-left:var(--wp--preset--spacing--10)">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cet article a été rédigé par <a href="https://lerefugedescrus.com/">Le Refuge des Crus</a></strong>, site spécialisé dans la v<strong>ente en ligne de champagnes</strong>. Nous y mettons en avant aussi bien les grandes maisons emblématiques (Ruinart, Perrier-Jouët, Louis Roederer) que des producteurs indépendants reconnus pour leur savoir-faire, tels que Henriot, Ruppert Leroy ou Roger Coulon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre objectif : proposer une sélection exigeante, accompagner les amateurs dans leurs découvertes, et offrir des conseils concrets pour choisir, conserver et apprécier pleinement chaque bouteille.</p>
</div>
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		<title>Les Meilleurs Vins &#038; Domaines de Bandol !</title>
		<link>https://www.soiffard.fr/les-meilleurs-vins-domaines-de-bandol/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 04:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pinard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des vins solaires, sérieux, et taillés pour la table. Bandol, c’est un peu le Sud qui a décidé de jouer dans la cour des grands. Une appellation méditerranéenne, oui, mais avec une profondeur, une structure et une capacité de garde qui la distinguent nettement des vins “de soleil” faciles. Ici, le Mourvèdre règne en maître, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Des vins solaires, sérieux, et taillés pour la table. <strong>Bandol</strong>, c’est un peu le Sud qui a décidé de jouer dans la cour des grands. Une appellation méditerranéenne, oui, mais avec une profondeur, une structure et une capacité de garde qui la distinguent nettement des vins “de soleil” faciles. Ici, le <strong>Mourvèdre</strong> règne en maître, donnant des rouges puissants et racés, mais Bandol brille surtout par des rosés gastronomiques, alors que ses blancs sont trop souvent sous-estimés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Présentation de l’AOC Bandol</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Située entre Marseille et Toulon, l’<strong>appellation Bandol</strong> s’étend sur des coteaux en terrasses, face à la Méditerranée. Le climat est chaud, sec, balayé par le mistral. Les sols, majoritairement calcaires, apportent fraîcheur et structure à des vins qui pourraient autrement tomber dans l’excès. La particularité de Bandol, c’est son cahier des charges exigeant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>au moins <strong>50 % de Mourvèdre</strong> dans les rouges (souvent bien plus),</li>



<li>un élevage minimum de <strong>18 mois</strong>,</li>



<li>des rendements maîtrisés.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Des vins sérieux, construits pour durer, mais qui savent aussi se montrer charmeurs avec le temps.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le style des vins de Bandol</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les rouges</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Des vins profonds, sombres, structurés, avec des notes de fruits noirs, d’olive, de garrigue, de cuir et d’épices. Jeunes, ils peuvent être austères. Avec 8, 10, parfois 15 ans de cave, ils deviennent somptueux. Typiquement le genre de vin que vous ouvrez sur un agneau rôti, un civet, ou une daube provençale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les rosés</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont eux qui ont fait la réputation de l’appellation. Bandol a totalement redéfini le rosé. Ici, pas question de simple vin d’été. Ce sont des rosés de table, structurés capables de tenir tête à une cuisine méditerranéenne, voire asiatique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les blancs</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Rares et confidentiels, mais souvent superbes. À base de Clairette, Ugni blanc ou Bourboulenc, ils offrent fraîcheur, salinité et élégance. Des vins de connaisseurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Meilleurs Vins &amp; Domaines de Bandol</h2>



<div class="wp-block-columns has-background-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-79fb870f wp-block-columns-is-layout-flex" style="border-width:2px">
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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/domain-new-1743671468069-67ee50ad2b1d6-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-3498" srcset="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/domain-new-1743671468069-67ee50ad2b1d6-1024x538.jpg 1024w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/domain-new-1743671468069-67ee50ad2b1d6-300x158.jpg 300w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/domain-new-1743671468069-67ee50ad2b1d6-768x403.jpg 768w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/domain-new-1743671468069-67ee50ad2b1d6.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Domaine Tempier</h3>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">⭐⭐⭐ <em><strong>dans le Guide des Meilleurs Vins de France de la RVF</strong></em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Si l’AOC Bandol est officiellement créée en 1941, le <strong>Domaine Tempier</strong> lui est bien antérieur, avec des origines remontant au XIVᵉ siècle. Le domaine traverse les époques entre succès — comme une médaille d’or obtenue en 1885 — et périodes plus difficiles, notamment après la crise de 1929, qui entraîne l’arrachage de nombreuses vignes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable renouveau débute en 1940 avec l’arrivée de Lucie Tempier et de son mari Lucien Peyraud. C’est lui qui impose l’idée forte de vins de garde en Provence et propulse Tempier au rang de référence de Bandol. Le domaine est ensuite porté par Jean-Marie et François Peyraud, avant que Daniel Ravier n’en assure la direction au début des années 2000.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, Tempier incarne l’excellence de l’appellation. Grâce à une cave modernisée et à un vignoble exceptionnel de vieilles vignes de mourvèdre, complétées par le grenache, le cinsault et le carignan, le domaine signe des cuvées mythiques (La Migoua, La Tourtine et Cabassaou) réputées pour leur profondeur, leur concentration et leur harmonie.</p>
</div>
</div>



<div style="height:47px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns has-background-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-79fb870f wp-block-columns-is-layout-flex" style="border-width:2px">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1000" height="545" src="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/terrebrune.jpg" alt="" class="wp-image-3500" srcset="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/terrebrune.jpg 1000w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/terrebrune-300x164.jpg 300w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/terrebrune-768x419.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Domaine de Terrebrune</h3>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">⭐⭐⭐ <em><strong>dans le Guide des Meilleurs Vins de France de la RVF</strong></em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le <strong>Domaine de Terrebrune</strong> naît en 1963, lorsque Georges Delille tombe sous le charme des collines d’Ollioules. Sur place, le président du syndicat des vins de Bandol ne mâche pas ses mots : « Vous avez de l’or sous les pieds », en référence à ce fameux sol de marnes du Trias, signature absolue du domaine. Partant de rien, Georges Delille façonne le paysage à la main, plante mourvèdre, cinsault et grenache, et vend ses raisins pendant dix ans au Domaine Tempier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1975, il creuse sa propre cave et signe un premier millésime confidentiel, commercialisé quelques années plus tard. Commence alors un patient travail de reconnaissance, bouteille après bouteille, auprès des cavistes et restaurants, jusqu’à Paris. Aujourd’hui, le domaine est porté par Reynald Delille, fils du fondateur, et Jean d’Arthuys. Fidèles à l’esprit d’origine, ils cultivent les vignes en bio et privilégient une vinification peu interventionniste. Terrebrune s’est ainsi imposé, sans tapage, comme l’un des grands monuments du vignoble provençal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Installé à Ollioules, le domaine s’étend sur 35 hectares de vignes en restanques, face à la Méditerranée. Ici, le mourvèdre profite d’un terroir unique de marnes argilo-calcaires du Trias, tempéré par la proximité de la mer et ses embruns. Le style Terrebrune se distingue par sa finesse et sa retenue : des rouges profonds, jamais démonstratifs, qui gagnent en ampleur et en complexité avec le temps. Les rosés et les blancs, plus discrets en jeunesse, s’épanouissent eux aussi magnifiquement après quelques années de bouteille. À l’image de ses vins, la réputation de Terrebrune s’est construite lentement, avec élégance et constance.</p>
</div>
</div>



<div style="height:47px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns has-background-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-79fb870f wp-block-columns-is-layout-flex" style="border-width:2px">
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="2560" height="1707" src="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/Bastide-Blanche-Bandol-007-1-scaled.jpg" alt="" class="wp-image-3502" srcset="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/Bastide-Blanche-Bandol-007-1-scaled.jpg 2560w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/Bastide-Blanche-Bandol-007-1-300x200.jpg 300w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/Bastide-Blanche-Bandol-007-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/Bastide-Blanche-Bandol-007-1-768x512.jpg 768w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/Bastide-Blanche-Bandol-007-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/Bastide-Blanche-Bandol-007-1-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">La Bastide Blance</h3>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">⭐⭐ <em><strong>dans le Guide des Meilleurs Vins de France de la RVF</strong></em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Jusqu’au début du XXᵉ siècle, les huit hectares qui composent aujourd’hui le <strong>Domaine de la Bastide Blanche</strong> ne sont qu’un fragment du vaste domaine du château de Castillon, alors détenu par la famille Monerie de Cabrens et cultivé par des métayers. En 1946, le grand domaine est morcelé et ces vignes changent de mains, reprises par un industriel belfortain qui en assure l’entretien sans bouleverser leur destinée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vrai tournant intervient en 1973, lorsque les frères Michel et Louis Bronzo rachètent la Bastide Blanche. L’un se consacre aux vignes et aux vinifications, l’autre à la structuration du domaine. Forts d’une sensibilité viticole acquise dans leur jeunesse en Luberon, ils restructurent le vignoble, arrachent une partie des parcelles et signent leur premier millésime dès la même année. Pour exister sans s’aligner frontalement avec les grands noms de Bandol, ils font le choix audacieux de se tourner vers l’export, notamment les États-Unis et l’Europe du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, le domaine s’impose comme une valeur sûre de l’appellation. Son vignoble morcelé, majoritairement en restanques, permet d’exprimer toute la diversité géologique de Bandol. Les rouges, profonds et structurés, trouvent leur expression dans des cuvées emblématiques comme Fontanéou ou Estagnol, chacune marquée par son terroir. Le blanc, dominé par la clairette et l’ugni blanc, fait figure de référence par sa régularité et son équilibre. Des vins sérieux, construits pour le temps long, qui racontent Bandol avec justesse et personnalité.</p>
</div>
</div>



<div style="height:47px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns has-background-background-color has-background is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-79fb870f wp-block-columns-is-layout-flex" style="border-width:2px">
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="500" src="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/domain-400185-1588087599009.jpg" alt="" class="wp-image-3503" srcset="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/domain-400185-1588087599009.jpg 1000w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/domain-400185-1588087599009-300x150.jpg 300w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/02/domain-400185-1588087599009-768x384.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Château de Pibarnon</h3>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">⭐⭐ <em><strong>dans le Guide des Meilleurs Vins de France de la RVF</strong></em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Fondé en 1978 par Henri de Saint-Victor, le <strong>Château de Pibarnon</strong> s’est imposé en quelques décennies comme l’une des signatures majeures de Bandol. Depuis 2000, son fils Éric poursuit le travail avec une exigence constante, cherchant à affiner l’expression des grands terroirs calcaires du Trias de La Cadière-d’Azur, perchés jusqu’à 300 mètres d’altitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rosé incarne ici une lecture classique et racée de Bandol, tandis que les rouges déclinent deux visages complémentaires : la cuvée du domaine, largement dominée par le mourvèdre, taillée pour la garde, et Les Restanques, issue de jeunes vignes, plus accessible dans sa jeunesse. Des vins construits avec précision, à la fois concentrés et soyeux, où la puissance ne prend jamais le pas sur l’élégance du fruit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le verre, la patte Pibarnon se lit dans une recherche d’équilibre et de maturité maîtrisée. Le blanc, affirmé et énergique, joue sur une finale zestée. Les rosés gagnent en profondeur avec le temps, révélant une complexité rare pour la couleur. Quant aux rouges, ils racontent une évolution stylistique nette : d’une expression plus terrienne et sauvage sur les anciens millésimes vers des textures plus fines, des tanins ciselés et une fraîcheur affirmée sur les cuvées récentes. Des vins de caractère, mais toujours civilisés.</p>
</div>
</div>






<h2 class="wp-block-heading">Les grands millésimes à Bandol</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sans entrer dans un palmarès figé, certains millésimes ressortent clairement pour leur équilibre et leur potentiel de garde :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>2010</strong> : grande finesse, superbe tenue dans le temps</li>



<li><strong>2016</strong> : solaire mais maîtrisé, très complet</li>



<li><strong>2019</strong> : puissant, concentré, taillé pour la cave</li>



<li><strong>2020</strong> : plus accessible jeune, tout en restant sérieux</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Accords mets &amp; vins : quand Bandol passe à table</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un Bandol rouge</strong> jeune aime la viande, le gras, le feu. Grillades, plats mijotés, cuisine provençale ou orientale fonctionnent à merveille.<br>Avec l’âge, il gagne en finesse et s’accorde très bien avec des plats plus subtils : gibier à plume, fromages affinés, cuisine méditerranéenne travaillée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les rosés</strong>, eux, brillent sur une <strong>bouillabaisse</strong>, des <strong>poissons grillés</strong>, des <strong>plats épicés</strong>, voire une cuisine japonaise ou libanaise.</p>
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		<title>Les Meilleurs Vins de l&#8217;AOC Saint Emilion !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2026 05:32:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pinard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur du Libournais, sur la rive droite de la Dordogne, Saint-Émilion incarne une certaine idée du vin de Bordeaux : moins austère, plus charnel, profondément lié à son terroir. Le vignoble s’étend autour de la cité médiévale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, sur des paysages de coteaux, de plateaux calcaires et de sols [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Au cœur du Libournais, sur la rive droite de la Dordogne, <strong>Saint-Émilion</strong> incarne une certaine idée du vin de Bordeaux : moins austère, plus charnel, profondément lié à son terroir. Le vignoble s’étend autour de la cité médiévale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, sur des paysages de coteaux, de plateaux calcaires et de sols argilo-calcaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Présentation de l’AOC Saint-Émilion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’appellation Saint-Émilion est officiellement reconnue dès 1936 (ce qui en fait l&rsquo;une des premières appellations viticoles), mais son histoire remonte à bien plus loin. Ici, le vin est une tradition ancienne, culturelle, transmise de génération en génération. Particularité notable : Saint-Émilion est l’une des rares appellations à disposer d’un <strong>classement régulièrement révisé</strong>, qui distingue les châteaux selon la qualité de leurs vins et la constance de leur travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le terroir est multiple. À l’ouest, des sols argileux profonds donnent des vins puissants et structurés. Sur les coteaux et plateaux calcaires, les vins gagnent en fraîcheur, en finesse et en longueur. Cette diversité explique la richesse de styles que l’on retrouve dans l’appellation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large has-custom-border"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Saint-Emilion©Loic-Lagarde.jpg-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-3473" style="border-width:2px" srcset="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Saint-Emilion©Loic-Lagarde.jpg-1024x683.webp 1024w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Saint-Emilion©Loic-Lagarde.jpg-300x200.webp 300w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Saint-Emilion©Loic-Lagarde.jpg-768x512.webp 768w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Saint-Emilion©Loic-Lagarde.jpg-1536x1025.webp 1536w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Saint-Emilion©Loic-Lagarde.jpg.webp 1800w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Les cépages autorisés dans le cahier des charges</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Saint-Émilion repose sur un encépagement simple. Le <strong>Merlot</strong> domine largement, apportant rondeur, souplesse et fruit immédiat. Il est souvent complété par le <strong>Cabernet Franc</strong>, qui apporte fraîcheur, tension et complexité aromatique. Le <strong>Cabernet Sauvignon</strong>, plus marginal sur la rive droite, est parfois présent pour renforcer la structure et le potentiel de garde. Ce trio permet aux vignerons de jouer sur l’équilibre entre gourmandise, élégance et profondeur, selon le sol et le style recherché.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Quel est le profil des vins ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les vins de Saint-Émilion sont réputés pour leur texture soyeuse</strong> et leur accessibilité dès leur jeunesse (contrairement à d&rsquo;autres vins de Bordeaux). Le nez s’ouvre généralement sur des arômes de fruits noirs mûrs, de cerise, de prune, parfois relevés de notes florales ou légèrement épicées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’élevage et le temps, apparaissent des nuances plus complexes : cacao, tabac blond, sous-bois, cuir fin. En bouche, le vin est enveloppant, souvent velouté, avec des tanins bien fondus et une finale harmonieuse. Les grandes bouteilles de Saint-Émilion savent vieillir longtemps, tout en conservant une vraie élégance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les meilleurs vins de Saint-Émilion </h2>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="535" src="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/chateau-coutet-batiment-1200x627-1-1024x535.jpg" alt="" class="wp-image-3482" srcset="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/chateau-coutet-batiment-1200x627-1-1024x535.jpg 1024w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/chateau-coutet-batiment-1200x627-1-300x157.jpg 300w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/chateau-coutet-batiment-1200x627-1-768x401.jpg 768w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/chateau-coutet-batiment-1200x627-1.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Château Coutet </h3>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">⭐⭐ <em><strong>dans le Guide des Meilleurs Vins de France de la RVF</strong></em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Longtemps resté à l’écart des projecteurs, depuis quatorze générations, la famille David Beaulieu cultive un vignoble ancien, marqué par des sélections massales et un patrimoine historique singulier, jusque dans sa cave où repose une bouteille de 1750 parfaitement conservée. Inspirés par cette découverte, Alain, Adrien et Matthieu ont redonné vie à <em>Les Demoiselles</em>, une cuvée issue de vieilles vignes de merlot et de bouchet sur calcaire. Des vins droits et sincères, un peu fermes dans leur jeunesse, mais portés par une belle densité, un relief marqué et une émotion rare à la dégustation, comme en témoigne le 2022, encore solide mais promis à une belle évolution.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/ausone-chapelle-bonne-taille-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-3486" srcset="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/ausone-chapelle-bonne-taille-1024x683.jpg 1024w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/ausone-chapelle-bonne-taille-300x200.jpg 300w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/ausone-chapelle-bonne-taille-768x512.jpg 768w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/ausone-chapelle-bonne-taille-1536x1025.jpg 1536w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/ausone-chapelle-bonne-taille.jpg 1680w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Château Ausone</h3>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">⭐⭐⭐⭐ <em><strong>dans le Guide des Meilleurs Vins de France de la RVF</strong></em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Héritier d’un nom emprunté au poète latin Ausone, natif de Bordeaux et amateur éclairé de ses vins, ce grand cru s’inscrit dans une histoire millénaire. Si le lien exact avec les domaines antiques reste incertain, le vignoble, lui, est solidement ancré dans le temps. Propriété de quelques familles seulement depuis le Moyen Âge, il prend définitivement le nom de Château Ausone au XVIᵉ siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Accroché à un socle calcaire percé de galeries souterraines, exploitées puis transformées en caves de vieillissement dès le XVIIIᵉ siècle, Ausone forge un style unique. Sur à peine sept hectares, dominés par le cabernet franc, il signe des vins profonds, ciselés et d’une fraîcheur remarquable. Premier Grand Cru Classé A dès 1955, le domaine s’est imposé comme une référence absolue, capable de traverser les décennies. Sous l’impulsion d’Alain Vauthier puis de la nouvelle génération, Ausone évolue avec son temps, sans jamais renier son identité. Un vin rare, exigeant, et profondément émouvant.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="666" src="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/header-chateau-cheval-blanc-1024x666.webp" alt="" class="wp-image-3489" srcset="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/header-chateau-cheval-blanc-1024x666.webp 1024w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/header-chateau-cheval-blanc-300x195.webp 300w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/header-chateau-cheval-blanc-768x499.webp 768w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/header-chateau-cheval-blanc-1536x998.webp 1536w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/header-chateau-cheval-blanc.webp 1780w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Château Cheval Blanc</h3>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">⭐⭐⭐⭐ <em><strong>dans le Guide des Meilleurs Vins de France de la RVF</strong></em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Présentes sur le domaine depuis au moins le XVe siècle, les vignes de Cheval Blanc entrent véritablement dans l’histoire au XIXᵉ siècle, après leur rachat par Jean-Jacques Ducasse, puis surtout grâce à l’élan donné par son gendre, le négociant Jean Laussac-Fourcaud. C’est lui qui structure le vignoble et façonne, dès les années 1870, un parcellaire de 37 hectares resté inchangé depuis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord connu comme « vin de Figeac », Cheval Blanc s’impose rapidement sur la scène internationale, décrochant des médailles d’or aux Expositions universelles de Paris et d’Anvers à la fin du XIXᵉ siècle. Considéré alors comme l’égal des plus grands médocains, il atteint son apogée en 1955 en devenant Premier Grand Cru Classé A de Saint-Émilion, un rang qu’il occupe toujours aujourd’hui.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="674" src="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Global_Chateau_Figeac-1024x674.jpg" alt="" class="wp-image-3490" srcset="https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Global_Chateau_Figeac-1024x674.jpg 1024w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Global_Chateau_Figeac-300x198.jpg 300w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Global_Chateau_Figeac-768x506.jpg 768w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Global_Chateau_Figeac-1536x1012.jpg 1536w, https://www.soiffard.fr/wp-content/uploads/2026/01/Global_Chateau_Figeac-2048x1349.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading has-text-align-center">Château Figeac</h3>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">⭐⭐⭐⭐ <em><strong>dans le Guide des Meilleurs Vins de France de la RVF</strong></em></p>



<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Héritier d’un nom antique, Château Figeac s’enracine dans l’histoire de Saint-Émilion depuis le XVe siècle. Passé entre les mains de grandes familles, marqué par la Renaissance puis par une longue période de prospérité avant les soubresauts du XIXᵉ siècle, le domaine retrouve son unité et son ambition à la fin de ce même siècle sous l’impulsion de la famille Manoncourt. Cette renaissance est consacrée en 1955 par son classement en Premier Grand Cru Classé B.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Porté par un encépagement singulier mêlant cabernets et merlot à parts égales, Figeac signe des vins racés, droits et profonds, souvent réservés dans leur jeunesse mais d’une élégance remarquable avec le temps. Classique sans rigidité, précis sans artifice, le cru franchit un cap historique en 2022 en accédant au rang de Premier Grand Cru Classé A. Un millésime de grâce, qui inscrit définitivement Figeac parmi les très grands de Saint-Émilion.</p>
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<h2 class="wp-block-heading">Quelle année choisir pour un bon Saint-Émilion ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les <strong>millésimes d’exception</strong>, ceux qui offrent à la fois concentration, équilibre et grand potentiel de garde, <strong>2016, 2019, 2018, 2015, 2010 et 2005</strong> font figure de références. Ces années ont donné des vins profonds, structurés, avec une maturité remarquable du Merlot et une fraîcheur suffisante pour vieillir longtemps. Ce sont des bouteilles à mettre en cave… ou à ouvrir pour une grande occasion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viennent ensuite les <strong>très grands millésimes</strong>, un peu plus accessibles mais toujours solides sur la durée. <strong>2020, 2017, 2014, 2012, 2009, 2008 ou 2006</strong> proposent des vins équilibrés, souvent charmeurs dès leur jeunesse, tout en conservant une belle capacité d’évolution. Un excellent compromis entre plaisir immédiat et garde raisonnable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, certains millésimes plus anciens comme <strong>2003, 2001, 2000 ou 1998</strong> donnent aujourd’hui des vins arrivés à maturité. Moins structurés que les grandes années mythiques, ils offrent cependant beaucoup de charme, avec des arômes tertiaires bien développés et une texture assouplie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quels accords mets et vins ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les vins de Saint-Émilion sont des partenaires idéaux pour des plats savoureux mais élégants. Ils s’accordent parfaitement avec un filet de bœuf, un magret de canard, une épaule d’agneau rôtie ou un veau mijoté. Les plats aux champignons, comme un risotto ou une volaille aux morilles, font également merveille. Côté fromages, on privilégiera des pâtes pressées ou des fromages à croûte fleurie bien affinés.</p>
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		<title>Quel Vin Blanc choisir pour un Kir ? Tips de Sommelier !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 04:21:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Derrière son apparente simplicité, le kir raconte un morceau du patrimoine bourguignon. Après la Seconde Guerre mondiale, Félix Kir, résistant puis maire de Dijon, avait pour habitude d’accueillir ses invités avec un verre mêlant Bourgogne Aligoté et crème de cassis, deux emblèmes locaux. Une manière d’offrir un verre convivial et de mettre en avant le [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Derrière son apparente simplicité, le kir raconte un morceau du patrimoine bourguignon. Après la Seconde Guerre mondiale, <strong>Félix Kir</strong>, résistant puis maire de Dijon, avait pour habitude d’accueillir ses invités avec un verre mêlant <strong>Bourgogne Aligoté</strong> et <strong>crème de cassis</strong>, deux emblèmes locaux. Une manière d’offrir un verre convivial et de mettre en avant le terroir de sa région. Le succès a été immédiat : de Dijon à Paris, de la France au reste du monde, le kir est devenu l’un des apéritifs français les plus populaires. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le kir : deux ingrédients, beaucoup de finesse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui fait la magie du kir, c’est sa composition très épurée. Deux ingrédients seulement, mais un terrain de jeu gustatif infini selon le vin choisi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le vin blanc sec</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À l’origine, c’est <strong>l’Aligoté</strong> qui sert de base au kir : un vin nerveux, vif, légèrement citronné. Mais il n’est pas le seul à faire merveille. Tout vin blanc sec, droit, frais et peu aromatique peut donner un kir splendide. L’idée est simple : le vin doit porter la crème de cassis, pas la masquer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La crème de cassis</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C’est elle qui colore le kir, lui donne son côté tendre et fruité. Plus ou moins sucrée selon les maisons, elle apporte cette rondeur qui équilibre l’acidité du vin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La recette la plus classique ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un trait de crème de cassis (environ 10 ml) puis un verre de vin blanc bien frais (autour de 90 ml). Mais rien n’interdit d’ajuster selon que vous aimez votre kir plus sec ou plus gourmand.</p>






<h2 class="wp-block-heading">Quels vins blancs choisir pour un kir ? </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le kir ne demande qu’un trait de cassis et un verre de vin, tout l’art réside dans le vin. Trop aromatique, il écrase la crème de cassis ; trop mou, il tombe à plat ; trop sucré, il vire au sirop. L’idée est donc de trouver ce vin blanc sec, franc, frais, capable d’accueillir la liqueur sans se laisser dominer.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le classique reste l’Aligoté</strong>. Il est né pour ce cocktail. Sa vivacité presque tranchante, son fruit discret et cette petite pointe citronnée s’accordent naturellement avec la douceur du cassis. C&rsquo;est  l&rsquo;authenticité bourguignonne !</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Dans un registre différent, mais tout aussi plaisant, le <strong>Melon de Bourgogne</strong> (cépage emblématique du Muscadet) offre une belle complémentarité avec le cassis. C’est un vin droit, minéral, presque cristallin. Avec lui, le cassis semble glisser sans un accroc, et le kir gagne en tension et en fraîcheur. Un choix idéal pour ceux qui aiment les apéritifs très secs, presque iodés.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le <strong>Sauvignon blanc</strong>, lui, avec ses notes d’agrumes et d’herbes fraîches apportent plus d&rsquo;aromatique au kir, mais il ne doit pas tomber dans l’exubérance. Parfait pour ceux qui aiment les cocktails plus fruités et ronds en bouche.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>On peut également se tourner vers certains blancs plus confidentiels  du style <strong>vin de Savoie (Apremont ou Roussette)</strong>, qui sont un bon équilibre entre la fraicheur que l&rsquo;on a besoin dans un kir pour dynamiser le sirop de cassis et en même temps la rondeur pour l&rsquo;accopagner.</li>
</ul>
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		<title>Aurait-on gagné la guerre 14-18 sans le vin ?</title>
		<link>https://www.soiffard.fr/aurait-on-gagne-la-guerre-14-18-sans-le-vin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 05:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pinard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pétain qui, avant d&#8217;être la raclure que l&#8217;on connait tous (et d&#8217;avoir inventé la fête des mères), fut clairement le grand héros national de la 1ère guerre mondiale. Même si au match retour, l&#8217;enfoiré s&#8217;est trompé de maillot&#8230; on ne peut pas lui enlever l&#8217;exploit d&#8217;avoir gagné la bataille de Verdun. Alors qu&#8217;à la fin [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Pétain qui, avant d&rsquo;être la raclure que l&rsquo;on connait tous (et d&rsquo;avoir inventé la fête des mères), fut clairement le grand héros national de la 1ère guerre mondiale. Même si au match retour, l&rsquo;enfoiré s&rsquo;est trompé de maillot&#8230; on ne peut pas lui enlever l&rsquo;exploit d&rsquo;avoir gagné la bataille de Verdun. Alors qu&rsquo;à la fin de la 2<sup>ème</sup> guerre mondiale, Pétain est logiquement emprisonné et condamné à mort pour haute trahison, il écrit dans ses mémoires que, pendant 14-18, le vin était sans aucun doute le ravitaillement le plus attendu par les poilus. Il y consacrait donc au tant d&rsquo;énergie et de sérieux qu&rsquo;à celui des munitions&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour se rendre compte de l&rsquo;importance du vin dans le quotidien des Français à cette époque, il faut savoir qu&rsquo;à l&rsquo;aube de la 1ère guerre mondiale, on estime la consommation de vin par habitant à 300 litres par an. Aujourd&rsquo;hui, on est plus autour de 30-40 litres. On rigole moins, mais on vit plus vieux&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, comprenant très vite l&rsquo;importance de l&rsquo;ivresse sur le moral des troupes, en 1914, l&rsquo;armée accorde gratos par soldat 25cl vin et 6,25cl d&rsquo;eau de vie par jour. En 1916, craignant la mutinerie, on passe à un demi litre de vin par jour. Puis jusqu&rsquo;à 1 litre en 1918. Au total, sur le front, en additionnant le pinard acheté en plus par les poilus, c&rsquo;est 12 millions d&rsquo;hectolitres de vin bus en 1917 et 16 millions en 1918, soit 3 à 4 litres quotidiens en moyenne par soldat. Bien sûr, avec autant de vinasse dans le crâne, il existe quelques dingueries dans les archives internes militaires&#8230;</p>






<p class="wp-block-paragraph">Pour gérer l’acheminement de tout ce vin, l&rsquo;armée créait des coopératives pour acheter de gros volumes. Il faut l&rsquo;avouer, le vin est clairement de mauvaise qualité. Plusieurs écrits attestent de ses effets sur l&rsquo;estomac. Il vient principalement du Languedoc ou d&rsquo;Algérie, là où l&rsquo;on produit en masse, puis on le coupe souvent à l&rsquo;eau. Certains soupçonnent que l&rsquo;on y rajoute du bromure pour calmer la libido des soldats et éviter les nuits folles dans les tranchées&#8230; Mais aucun document officiel ne le prouve.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre concrètement à la question&nbsp;: aurait-on gagné la guerre de 14-18 sans le vin&nbsp;? Il est clair que pour supporter l&rsquo;atrocité d&rsquo;une telle boucherie, continuer à obéir aux ordres, et ne pas déserter alors que t&rsquo;as de grandes chances de mourir dans d&rsquo;horribles conditions (entre 14-18 l&rsquo;espérance de vie des hommes en France est redescendue à 28 ans), pas sûr que l&rsquo;amour de la patrie suffise à tout le monde&#8230; Il vaut mieux être alcoolisé du matin au soir pour ne pas trop réfléchir au ridicule de la situation, te donner du courage et ne pas t&rsquo;avouer que le connard dans la tranchée d&rsquo;en face en a sûrement autant rien à foutre que toi&#8230; D&rsquo;ailleurs, c&rsquo;est ce que nous dit Christophe Lucand, chercheur universitaire, dans son livre <em>Le Pinard des Poilus&nbsp;: «&nbsp;L&rsquo;agressivité et la soumission à la hiérarchie n&rsquo;ont été possibles que grâce à une alcoolisation massive, organisée par des autorités politiques et militaires hantées par la défaite&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Perso, si l&rsquo;histoire se répétait, il faudrait que l&rsquo;armée française m&rsquo;offre par jour quelques bouteilles de Labet et de canettes Left Handed Giant, pour que j&rsquo;y réfléchisse&#8230;</p>
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		<title>Le Vin à l’origine de la Révolution Française ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Sep 2025 04:31:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Je viens de lire un livre de Michel Craplet “L’ivresse de la Révolution”, expliquant la Révolution française sous un nouvel angle : celui de l’alcool. Il se pourrait bien que l’une des plus grandes fiertés et dingueries de l’histoire française, est, comme impulsion, la simple volonté de se bourrer la gueule. Je me suis donc [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Je viens de lire un livre de Michel Craplet “<em>L’ivresse de la Révolution</em>”, expliquant la Révolution française sous un nouvel angle : celui de l’alcool. Il se pourrait bien que l’une des plus grandes fiertés et dingueries de l’histoire française, est, comme impulsion, la simple volonté de se bourrer la gueule. Je me suis donc dit qu’il fallait que je partage cette histoire avec toi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut savoir qu’avant la Révolution, le vignoble parisien (avec une surface de 24 000 hectares) est le plus grand de France. Mais pas forcément celui qui produit les vins de meilleure qualité… Bref, sous l’Ancien régime, l’alcool est soumis à de lourdes taxes dès qu’il rentre dans Paris. Pour gérer le bordel et contrôler tout le flux d’alcool qui passe, on installe des barrières avec des postes (nommées d’ailleurs officiellement barrières des octrois) qui font le tour de la capitale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me permets une parenthèse pour souligner l’ingéniosité de la race humaine (ou peut-être seulement du peuple français ?) lorsqu’il s’agit de resquiller… Pendant cette période, c’est tout un système de tuyaux souterrains qui va être retrouvé pour faire passer de l’alcool en douce. Mais le prix Nobel de la Piraterie revient à un certain monsieur Monnier, qui s’est fabriqué une petite catapulte à l’extérieur de la ville pour lancer des ballons remplis d’eau-de-vie et de vin dans un marais situé dans l’enceinte de la zone taxée. Du génie !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref… Le problème, c’est que l’alcool est taxé en fonction de sa quantité et non de son prix. C’est-à-dire, qu’une piquette est taxée au même prix qu’un grand vin. Du coup, le petit peuple ne peut plus se permettre de se bourrer la gueule quotidiennement, car cela devient trop cher. Sans 8.6 à 1,45 € en bas du rayon Carrefour, à cette époque, il faut percevoir le vin et les autres alcools comme une denrée rare réservée à l’élite. Pour boire un coup, t’es obligé d’aller dans des guinguettes qui s’installent aux bords des portes de la ville afin d’éviter les taxes. C’est comme si un Parisien d’aujourd’hui devait prendre le métro jusqu&rsquo;à Ivry-sur-Seine ou Aubervilliers pour ne pas payer son verre de Mojito 50 €.</p>






<p class="wp-block-paragraph">Le pire, c’est qu’au fil des années, le régime de Louis XVI va élargir la zone de taxation. Les barrières des octrois dépassent largement les limites de la capitale pour s&rsquo;installer dans les villages en périphérie. Bientôt, t&rsquo;es presque obligé d&rsquo;aller directement chez le vigneron pour ne pas être taxé. Forcément, ça sent la révolte&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les livres ou Chat GPT, on retient le 14 juillet et la prise de la Bastille comme le symbole fort du soulèvement populaire contre l’absolutisme. Mais personne ne parle, 3 jours avant, du 11 juillet… Alors que ce jour-là, le peuple (armé de pioches, de pelles et de pavés), qui n&rsquo;en peut plus d&rsquo;avoir le gosier sec, prend d&rsquo;assaut les différentes barrières des octrois. Ils y foutent le feu. Les flammes qui montent dans le ciel de Paris impulsent forcément le top départ de la Révolution&#8230; !<br>Selon pas mal d’historiens, le parisien de base perçoit clairement plus ces check points (qui, dans son quotidien, doublent le prix de sa bouteille de vin) comme le symbole concret du despotisme, que le concept flou de la non-séparation des pouvoirs et autres réécritures de l’histoire par des universitaires…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, la question que l&rsquo;on peut aussi se poser, c&rsquo;est de savoir à quel point l’alcool, et plus précisément l’ivresse, a été le moteur désinhibiteur qui a contribué à la grande folie de cette période ? On sait que pendant les différents événements révolutionnaires de 1789 à 1794 (prise de la Bastille, prise des Tuileries, etc.), le peuple a vidé les caves sur son passage (#Openbar). Mais qu&rsquo;il n&rsquo;était plus vraiment habitué à boire une telle quantité d&rsquo;alcool&#8230; Et toi-même tu sais que le combo : alcool à volonté + un foie en manque d’entraînement + la foule + la misère + une colère profonde = peut faire faire des dingueries… À méditer !</p>
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		<title>Vin à la Cocaïne, l&#8217;origine de Coca-Cola !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 05:47:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pinard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand j&#8217;étais gérant d&#8217;une cave, cela m&#8217;a toujours surpris de voir tous ces types sous cocaïne à 19 heures débarquer pour m&#8217;acheter un carton de vin naturel pour l&#8217;apéro. Car comme dirait Jim Harrison (célèbre écrivain et gastronome) «&#160;La cocaïne crée une sorte de bulle vaporeuse qui bousille le palais et les sens, en plus [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Quand j&rsquo;étais gérant d&rsquo;une cave, cela m&rsquo;a toujours surpris de voir tous ces types sous cocaïne à 19 heures débarquer pour m&rsquo;acheter un carton de vin naturel pour l&rsquo;apéro. Car comme dirait Jim Harrison (célèbre écrivain et gastronome) «<em>&nbsp;La cocaïne crée une sorte de bulle vaporeuse qui bousille le palais et les sens, en plus de rabougrir le zizi et de faire des trous dans le tissu social..</em>. ». D&rsquo;ailleurs, il interdisait fermement à tous ses invités d&rsquo;en prendre avant le repas, pour qu&rsquo;ils fassent honneur aux vins et à sa cuisine. Même si lui s&rsquo;en mettait plein le tarin&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce qui m&rsquo;a surtout questionné, c&rsquo;est le contraste entre un produit fait à partir de kérosène, de ciment et d&rsquo;acides aux noms flippants (et qui est clairement une catastrophe écologique et humaine), avec celui d&rsquo;un petit vigneron nature faisant attention à ce que les pissenlits dans ses vignes reçoivent assez d&rsquo;amour&#8230; Par contre, n&rsquo;y voit aucun jugement ! J&rsquo;ai, dans le passé, consommé assez de trucs en consonnes pour regarder Jim Morrison droit dans les yeux sans trembler. Bref, en hommage à tous les hipsters qui s&rsquo;en mettent plein les narines en buvant du vin nature et qui font une bonne partie du chiffre d&rsquo;affaires des cavistes nature, je me suis dit qu&rsquo;il fallait que je te raconte cette histoire&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vin à la Cocaïne, Emile Zola &amp; Coca-Cola !</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En France, politiquement, le XIXème siècle est une période assez trouble. Bien que l&rsquo;on ait coupé la tête du roi, les mecs hésitent encore entre vivre en république, en monarchie ou dans un empire&#8230; Heureusement, après s&rsquo;être bien mis sur la gueule, c&rsquo;est finalement le moins pire des régimes qui l&#8217;emporte à la fin du siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;ensuit quelques avancées sociales importantes : droit de grève (1864), droit à une presse libre (1881), droit de syndicalisation (1884), droit d&rsquo;association (1901) et droit de vote (1848, sauf si t&rsquo;as un vagin).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant l&rsquo;art et l&rsquo;écriture, c&rsquo;est aussi une période où l&rsquo;on a vu émerger quelques noms qui imposent le respect : Honoré de Balzac, Victor Hugo, Stendhal, Gustave Flaubert, George Sand, Guy de Maupassant, Émile Zola, Claude Monet, Edgar Degas ou encore Auguste Rodin&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant que tu situes un peu plus ce siècle, laisse place à l&rsquo;ivresse&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Niveau alcool, le XIXème siècle est une période assez marrante. On se rend compte, après 10 000 ans de beuveries, que trop picoler peut étonnement amener à l&rsquo;alcoolisme (ce terme est d&rsquo;ailleurs introduit pour la première fois en 1849 par Magnus Huss, un médecin suédois). Les pouvoirs publics commencent donc doucement à suggérer que boire toute la journée n&rsquo;est pas le passe-temps le plus judicieux. Les entreprises en profitent pour changer leur règlement intérieur afin de sanctionner les ouvriers ivres. Jusque-là, tu pouvais te pointer à l&rsquo;usine avec ton litron de gnôle en toute détente&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais bizarrement, c&rsquo;est surtout l&rsquo;alcool distillé que l&rsquo;on diabolise. Le vin, lui, reste «&nbsp;<em>la plus saine et la plus hygiénique des boissons</em>&nbsp;» comme dirait Louis Pasteur. La médecine de l&rsquo;époque encourage même la consommation quotidienne de pinard pour être en bonne santé. On est loin du délire yoga, kombucha et crudités. Même les manuels scolaires l&rsquo;affirment : «&nbsp;<em>Le vin est inoffensif. Il peut remplacer dans la ration une quantité équivalente en calories d&rsquo;hydrocarbures ou de graisses, et déterminer une stimulation heureuse des fonctions&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce paradigme, en découle un grand délire de corrélation entre vin et santé. Chez les médecins (et les charlatans), la mode est de prescrire du pinard infusé aux plantes pour se soigner. Le répertoire général de pharmacie de 1893 en compte une centaine&#8230; Un des plus célèbres est le vin à la quinquina placardé sur tous les murs de la ville dont les affiches publicitaires vantent ses vertus de lutter contre la fièvre des marais et le paludisme qui affecte les troupes coloniales engagées en Algérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le vin aromatisé qui mérite le plus sa place dans cette newsletter est sans aucun doute celui d&rsquo;Angelo Mariani. Un vin à la cocaïne que le monde va s&rsquo;arracher et dont Coca Cola va s&rsquo;inspirer&#8230;</p>






<h2 class="wp-block-heading">Le vin Mariani</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Angelo Mariani (1838-1914) est un préparateur en pharmacie d&rsquo;origine Corse. Il comprend vite l&rsquo;intérêt de la découverte scientifique de la cocaïne à cette époque. Il publie d&rsquo;ailleurs un ouvrage intitulé «&nbsp;<em>Coca et ses actions thérapeutiques</em>&nbsp;»&#8230; Convaincu des vertus de cette plante, mais surtout businessman débrouillard et malin, il va d&rsquo;abord vendre une pâte Mariani (losange de gomme, sucre et coca) puis du thé Mariani (extraits de feuille de coca).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le produit qui va faire d&rsquo;Angelo le self-made man qu&rsquo;il a toujours rêvé d&rsquo;être, c&rsquo;est clairement le vin Mariani. Un vin de Bordeaux infusé aux feuilles de coca et à d&rsquo;autres plantes et fruits (comme la noix de kola). Commercialisé en France à partir de 1863, on le prescrit pour combattre la grippe, les affections nerveuses, l’anémie et l’impuissance (On attend toujours les preuves scientifiques&#8230;). La dose conseillée est de deux à trois verres par jour, pris avant ou après chaque repas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bon en marketing, pour se faire de la pub, Mariani envoie des caisses de vins gratuites à des célébrités qui le remercient chaleureusement. «&nbsp;<em>J&rsquo;ai à vous adresser mille remerciements, cher monsieur Mariani, pour ce vin de jeunesse qui fait de la vie, conserve la force à ceux qui la dépensent et la rend à ceux qui ne l&rsquo;ont plus&nbsp;</em>» lui écrit un Emile Zola euphorique, en 1895. Politiciens, acteurs, écrivains et même chefs religieux, tous, la pupille dilatée, vantent les nombreuses vertus de ce vin&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vin Mariani abandonne vite son statut de produit pharmaceutique pour celui de consommation quotidienne. «&nbsp;<em>Le plus puissant des vins tonifiants !</em>&nbsp;» lit-on sur les affiches publicitaires. Son succès est mondial. Angelo Mariani se voit obligé d&rsquo;ouvrir des bureaux à Londres, New-York et Montréal pour répondre à la demande des consommateurs en manque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cet engouement, sentant le fric à se faire, de nombreuses imitations voient le jour. Notamment aux États-Unis (où le vin fait fureur) par un certain docteur Pemberton qui lance en 1885 le French Wine Coca qui deviendra Coca-Cola en raison des lois sur la prohibition de l&rsquo;alcool début des années 1900.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A cette même période, on commence à s&rsquo;enfiler de la cocaïne en poudre directement dans les narines. Avec les toxicos en manque et les décès d&rsquo;overdose, on s’aperçoit vite qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas si bonne pour la santé que ce que l&rsquo;on pense. Les états finissent logiquement par l&rsquo;interdire. Du coup, finit le vin Mariani qui te tonifie la gueule. Il tombe aussi vite dans l&rsquo;oubli qu&rsquo;il a conquis le monde occidental&#8230; Par contre, Coca-Cola va réussir à s&rsquo;adapter en remplaçant la coca par de la caféine. C&rsquo;est moins fun, mais ça stimule un peu&#8230; Officiellement, la boisson ne contient plus de cocaïne depuis 1903, sauf qu&rsquo;après un contrôle surprise de la US Food Drug and Insecticide, il s&rsquo;avère qu&rsquo;on en détecte encore des traces après 1929. Des recherches scientifiques montrent qu&rsquo;un verre de Coca-Cola en 1886 contient environ neuf milligrammes de cocaïne. De quoi bien se péter le crâne&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2014, Christophe Mariani (restaurateur à Ajaccio), s&rsquo;accorde avec la famille d&rsquo;Angelo Mariani pour relancer la production du vin Mariani tombé dans l&rsquo;oubli. Aujourd&rsquo;hui, le vin tonique est fabriqué à partir de vin blanc Corse (Vermentino) et extrait de feuille de coca de Bolivie dont la plante a été décocaïnisée. En 2019, c&rsquo;est l&rsquo;hôpital qui se fout de la charité… Coca-Cola attaque la marque Coca Mariani pour motif de «&nbsp;<em>risque de confusion pour les consommateurs avec deux noms similaires pour des produits et services similaires&nbsp;</em>». L&rsquo;affaire est toujours en cours&#8230;</p>
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		<title>L&#8217;homme qui mesure l&#8217;énergie du vin !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Erwan S]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Aug 2025 05:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pinard]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Camarades amateurs de vins naturels nous ne sommes pas si fous&#8230; Voilà une très bonne nouvelle ! Un mec, avec un appareil électronique et des données s&#8217;affichant sur un ordinateur, affirme qu&#8217;il peut mesurer l&#8217;énergie d&#8217;un vin. Et oui&#8230; Ce type, c&#8217;est Olivier Salières, un scientifique qui a fait Polytechnique, pas un vieux hippie ayant [&#8230;]</p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Camarades amateurs de vins naturels nous ne sommes pas si fous&#8230; Voilà une très bonne nouvelle ! Un mec, avec un appareil électronique et des données s&rsquo;affichant sur un ordinateur, affirme qu&rsquo;il peut mesurer l&rsquo;énergie d&rsquo;un vin. Et oui&#8230; Ce type, c&rsquo;est Olivier Salières, un scientifique qui a fait Polytechnique, pas un vieux hippie ayant trop pris d&rsquo;acide dans sa jeunesse&#8230; ça fait plus sérieux ! Son projet s&rsquo;appelle Métris. Avec un appareil générant un courant électromagnétique, il isole des particules indiquant la valeur énergétique d&rsquo;un vin. Et devinez quoi&#8230; ? Après plus de 600 vins soumis à son protocole, il en conclut que les vins de grand terroir, les vins bio et biodynamiques ont une plus grande valeur énergétique que les autres. Les expériences faites par Olivier Salières démontrent également que l&rsquo;énergie des vins ouverts depuis quelques jours, bouchonnés ou piqués baisse radicalement. Il y a donc une corrélation claire entre plaisir et forte valeur énergétique. Et c&rsquo;est ça le plus important dans le fond, car on s&rsquo;en fout de l&rsquo;énergie si y a pas la kiffe&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je m&rsquo;attendais à ce que cette nouvelle fasse un raz de marée emportant tout le milieu du vin conventionnel avec elle, ce ne fut qu&rsquo;un jet de pistolet à eau arrosant les chaussures d&rsquo;un représentant commercial. Personne n&rsquo;en parle. Comme si les convaincus n&rsquo;avaient pas besoin d&rsquo;explication scientifique pour justifier l&rsquo;émotion du vin, et que les plus sceptiques penseront toujours que la terre est plate&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">N&rsquo;étant ni un arôme, ni une saveur, l&rsquo;énergie est difficile à décrire. C&rsquo;est une sensation, une impression de pureté, de concentré de vie coulant dans la gorge qui remplit ta poitrine de joie. Un truc qui fait vibrer quoi&#8230; C&rsquo;est pour cette raison que les plus sensibles parlent de vin vivant. Mais pour bien saisir le truc, il faut goûter une tomate industrielle de supermarché puis une autre d&rsquo;un petit paysan bio. La différence évidente de sensation en bouche, c&rsquo;est l&rsquo;énergie. Et c&rsquo;est la même chose entre les vins dits conventionnels et naturels, les bières de supermarché et artisanales. Bref dans tout ce que tu peux te siphonner pour rompre avec ton quotidien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment mesurer l&rsquo;énergie d&rsquo;un vin ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Affirmer mesurer l&rsquo;énergie d&rsquo;un vin, c&rsquo;est bien. Mais savoir qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un charlatan, c&rsquo;est important. Afin donc de comprendre ce qu&rsquo;Olivier Salières trafique dans son labo, je l&rsquo;ai appelé&#8230; Avec sa voix douce, bienveillante et amusée, il m&rsquo;a donné un cours de physique gratos. Voilà ce que j&rsquo;ai appris :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Olivier fait ses expériences avec une technologie approuvée et commune dans le milieu scientifique. Des appareils de mesures un peu chers, mais accessibles et présents dans de nombreux laboratoires. Ce n&rsquo;est pas un savant fou ayant construit sa propre machine dont lui seul connait l&rsquo;unité de mesure. Aucune chance donc qu&rsquo;on le retrouve dans l&rsquo;émission Strip-tease&#8230; J&rsquo;apprends qu&rsquo;il mesure des électrons et surtout les photons du vin en les isolant. Deux particules liées. Ça devient technique, mais je comprends que les photons c&rsquo;est de l&rsquo;énergie pure et de la lumière. Sans masse, c&rsquo;est plutôt un flux. C&rsquo;est un peu la base de la vie quoi&#8230; Tandis qu&rsquo;un électron est quelque chose de physique, c&rsquo;est de la matière qui peut absorber et émettre des photons (donc de l&rsquo;énergie et de la lumière). Ok&#8230; ! Donc en mesurant leurs interactions, on peut définir la valeur énergétique d&rsquo;un peu tout&#8230; Car chaque organisme vivant émet sa propre lumière. Toi, moi, la tomate dans ton frigo, sommes des lampadaires d&rsquo;énergie, plus ou moins rayonnant, que la matière autour absorbe. On commence même à savoir en fonction de la couleur des photons qu&rsquo;il émet, si l&rsquo;organisme étudié est malade ou en bonne santé. Dans l&rsquo;absolu, un connard pourrait donc émettre une couleur particulière, malheureusement invisible à l&rsquo;œil nu&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Olivier Salières futur prix Nobel ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Olivier Salières me confie qu&rsquo;il n&rsquo;a rien inventé de fou, je comprends qu&rsquo;il n&rsquo;aura jamais le prix Nobel de physique, car ces théories sont établies dans le monde scientifique depuis longtemps. Il a simplement eu l&rsquo;idée de les appliquer aux vins, aux huiles essentielles, à l&rsquo;huile d&rsquo;olive, puis de voir ce qu&rsquo;il se passe&#8230; Scientifique, à part celle des faits, il ne prêche aucune paroisse. Ce n&rsquo;est même pas lui qui a remarqué que sur les 600 vins étudiés, 90 % des 30 meilleurs classés sont labellisés biodynamiques ou sont issus d&rsquo;un grand terroir. «<em>&nbsp;Mais cela semble plutôt cohérent&nbsp;</em>» me dit-il. (Tu peux retrouver la liste en&nbsp;<a href="https://www.enerlab.net/nos-classements/classement-vins-spiritueux/">cliquant ici</a>)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vivant est mouvement. Autour de nous, les électrons et les photons interagissent constamment entre eux, dans une sorte d&rsquo;éternelle partouze de lumière et de matière. La vie quoi&#8230; Pour avoir une forte valeur énergétique, il ne faut pas stresser les électrons et les photons, les laisser s&rsquo;exprimer et copuler. Et qu&rsquo;est-ce qui peut dérégler le moteur de la vie ? Les produits chimiques et plein d&rsquo;autres trucs pas trop naturels. Donc plus t&rsquo;en fous dans tes vignes ou tes vins, plus la valeur énergétique sera faible. Et ça marche pour tout autre organisme vivant. C&rsquo;est donc normal si tu te sens mieux à respirer l&rsquo;air de la campagne plutôt que celui du béton, les électrons et les photons copulent mieux sous un arbre qu&rsquo;une ligne haute tension&#8230; Dans le milieu du vin naturel, c&rsquo;est quelque chose qu&rsquo;on a toujours su instinctivement, voir théoriquement, mais c&rsquo;est la première fois que quelqu&rsquo;un le mesure scientifiquement&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Curieux, Olivier Salières s&rsquo;est aussi lancé dans d&rsquo;autres expériences financées par un industriel. Maintenant qu&rsquo;il a les appareils, autant les rentabiliser&#8230;. Cette fois, il s&rsquo;est attaqué à la relation entre l&rsquo;énergie d&rsquo;un liquide et la couleur de son contenant. Si l&rsquo;on prend l&rsquo;exemple du vin, cela signifie qu&rsquo;en fonction de la couleur de la bouteille de verre (laissant plus ou moins passer les spectres visibles, UV et infrarouges), l&rsquo;énergie du vin va être modifiée. Il en tire les conclusions suivantes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Bouteille transparente : laisse passer tous les spectres visibles, UV et infrarouges. L&rsquo;énergie du vin se dégrade avec le temps.</li>



<li>Bouteille verte : laisse passer une partie des spectres visibles, bloque les UV. C&rsquo;est mieux que la bouteille transparente mais ce n&rsquo;est pas top quand même&#8230;</li>



<li>Bouteille noire : rien ne passe, c&rsquo;est imperméable. Cela conserve l&rsquo;énergie du vin en état.</li>



<li>Bouteille violette : bloque les spectres visibles, laisse passer les UV. C&rsquo;est le top ! Cela améliore l&rsquo;énergie du vin.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Et oui&#8230; ! On pourrait donc améliorer l&rsquo;énergie d&rsquo;un liquide en fonction de la couleur de son contenant&#8230; Etonnant non ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant que les recherches d&rsquo;Olivier Salières chamboulent le milieu vinicole, puis qu&rsquo;on imprime la valeur énergétique d&rsquo;un vin à côté du degré d&rsquo;alcool sur les étiquettes, je propose qu&rsquo;on lui attribue le premier prix Nobel du pinard&#8230; !</p>
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